Afin de répondre aux nombreux défis qui se posent à eux (perte de sens, ordres contradictoires, complexité croissante des besoins sociaux), de plus en plus d'établissements et services du secteur médico-social développent une démarche éthique.
Les établissements et services à caractère social et médico-social (ESSMS) sont soumis à une obligation d'auto-évaluation et d'évaluation externe de leurs activités et de la qualité des prestations délivrées.
Dans notre système juridique, le secret professionnel est une obligation de se taire pénalement sanctionnée qui s'impose à certaines catégories de professionnels parmi lesquels figurent ceux des secteurs sociaux et médico-sociaux.
Les établissements et services médico-sociaux ont l'obligation de signaler aux autorités toute situation de maltraitance envers les personnes accueillies.
Les projets, qu'ils sont individualisés, de vie ou d'établissement, irriguent tous les secteurs du social et du médico-social depuis une vingtaine d'années.
Le Livre blanc du travail social tente de répondre à la crise d'attractivité rencontrée par le secteur : pénuries de professionnels, dégradations des conditions de travail, management par les chiffres, bureaucratisation croissante, perte de sens des métiers.
Ce numéro tente de questionner la notion de Maltraitance-bientraitance à travers les réflexions et les pratiques des professionnels, ainsi que son impact sur le quotidien des travailleurs sociaux et des publics accompagnés."La première partie s'appuie sur Foucault, Levinas, Durkheim, soulignant la vulnérabilité humaine mise à nu, la place des affects et de l'éthique, ce qui pose question quant à l'éthique de la vulnérabilité et du care, des sujets de réflexion et d'amélioration méthodologique.
Ce numéro analyse le concept de bientraitance-maltraitance au travers des réflexions et des pratiques des professionnels, ainsi que son impact sur le quotidien des travailleurs sociaux et des publics accompagnés.