Deux tables rondes, l'une consacrée à l'évolution des modes de filiation, l'autre à l'adaptation du droit aux familles recomposées, réunissaient des spécialistes de la famille (juristes et magistrats, sociologues, psychanalystes et pédopsychiatres, représentants d'associations).
Si de grandes tendances démographiques communes se dessinent en Europe comme le recul du mariage, le développement de l'union libre, l'augmentation des divorces et la fragilité des unions, une étude plus pointue met en avant des situations plus contrastées.
Depuis une vingtaine d'années, les certitudes les mieux ancrées en matière de filiation ont été battues en brèche par les comportements (ruptures et recompositions familiales, homoparentalité...) et par les développements scientifiques (assistance médicale à la procréation).
Sur le plan démographique l'Europe doit faire face à deux types de problèmes : une fécondité insuffisante, même si certains pays comme la France font exception et le vieillissement des populations source de diminution de la population active, d'affaiblissement du dynamisme économique et de menace du modèle social.Le rapport de la délégation pour l'Union européenne de l'Assemblée nationale propose la mise en oeuvre au plan européen de politiques "démographiques" permettant aux couples de réaliser leurs souhaits en terme de désir d'enfants.
DOCUMENT ELECTRONIQUE
ASSEMBLEE NATIONALE. Délégation pour l'Union européenne
Si le vieillissement démographique est une donnée commune à l'ensemble des pays européens, les situations nationales sont assez différenciées quant à l'impact économique et social de ce phénomène : certains pays connaissent déjà des problèmes de main d'oeuvre, d'autres connaissent une forte baisse de leur natalité et donc à terme une baisse de leur population tandis que des pays comme la France conserve une dynamique démographique.