Inspiré par les travaux du 121e Congrès des notaires de France, l'article explore les mutations profondes de la famille contemporaine : malgré l'évolution du droit et des modes de vie (extension du mariage à tous, union libre, multiplication des séparations), la famille reste une institution jugée "très importante" par 97% de la population. L'évolution majeure réside dans le passage d'une philosophie axée sur l'héritage à une "exigence d'affectation" : la famille doit désormais garantir le développement, l'épanouissement et l'autonomie de chacun, en protégeant les droits de l'enfant et l'égalité hommes-femmes. Cette quête de reconnaissance individuelle et de singularité est à l'origine de l'émergence des "nouvelles tribus". Ce concept désigne les réseaux complexes et pluriels de relations parentales et affectives (familles recomposées, monoparentales, coparentalité, beau-parentalité) qui se forment autour de l'individu et de l'enfant, soulignant le défi d'encadrer juridiquement cette parenté diversifiée.
Droit de la Famille - Protection de l'enfance
Droit de la famille : études générales