Bien que l'éducation soit le premier poste du budget de l'Etat, et malgré les nombreuses réformes qu'elle a connues, on constate que l'école ne parvient pas à faire disparaître les inégalités, notamment sociales, entre les élèves.
Résultat de deux années d'observation d'élèves du CM2 à la 6e en ZEP (Zone d'Education Prioritaire) par l'auteur, sociologue, cet ouvrage retrace les mécanismes de l'échec scolaire qui mènent les élèves vers le rejet des apprentissages scolaires puis de l'école tout entière.
On estime que chaque année, environ 90.000 étudiants de niveau bac+1 et bac+2 quittent l'enseignement supérieur sans diplôme et rencontrent des difficultés d'insertion professionnelle.
S'appuyant sur une étude de l'OCDE sur l'équité dans l'éducation, les auteurs affirment que "l'équité dans l'éducation est un objectif fondamental des systèmes éducatifs et qu'elle doit être abordée à trois niveaux : la conception des systèmes éducatifs, les pratiques éducatives et les ressources."Après avoir étudié les mesures prises par différents pays pour lutter contre l'échec scolaire, ils énoncent dix recommandations pour une éducation plus équitable, parmi lesquelles : limiter l'orientation précoce, offrir une seconde chance, renforcer les liens entre l'école et la famille, permettre l'intégration des enfants de migrants privilégier les dispositifs pour la petite enfance, ou encore fixer des objectifs chiffrés.
OUVRAGE
ORGANISATION DE COOPERATION ET DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUES
Dans le cadre d'une réflexion sur l'échec scolaire, l'auteur étudie l'évolution des taux de retard scolaire en France, en Belgique et dans le Canton de Genève, et les représentations qu'en ont les enseignants.
L'auteure, sociologue, a étudié le processus de déscolarisation avant la fin de la scolarité obligatoire chez les élèves "ordinaires", "dont les résultats scolaires étaient faibles, moyens ou plutôt bons".
Pour faire face à l'abandon scolaire, Francis Imbert, qui travaille à la formation initiale et continue des enseignants, propose à ceux-ci des pistes et des conseils pour faire retrouver le goût du travail et la soif d'apprendre aux élèves ainsi que le respect de soi et des autres.
Si dans les années 1970-1980 l'échec scolaire des élèves issus des milieux populaires était au centre des discours, aujourd'hui, c'est davantage de "violence scolaire" et de "déscolarisation" dont on parle.A travers une enquête portant sur des collégiens ayant "décroché", les auteurs de cet ouvrage examinent les processus de rupture scolaire.