L'équilibre entre protection et autonomie des personnes vulnérables constitue un enjeu majeur. Si la vulnérabilité, liée à des facteurs extrinsèques (précarité, isolement) ou intrinsèques (âge, maladie, handicap), justifie des dispositifs juridiques comme la tutelle ou la curatelle, ceux-ci peuvent restreindre les droits fondamentaux. Des alternatives plus souples, telles que l'habilitation familiale ou le mandat de protection future, visent à préserver la volonté des individus tout en assurant leur sécurité. Une réflexion approfondie s'impose pour concilier accompagnement et respect de l'autonomie. L'article met ainsi en lumière un défi essentiel : comment garantir aux personnes vulnérables un cadre sécurisant sans altérer leur capacité à exprimer et à exercer leur volonté ? L'adaptation des mécanismes juridiques et sociaux devra nécessairement se nourrir de cette tension pour éviter que la protection ne se transforme en restriction injustifiée des libertés individuelles.