L'auteur aborde la question de l'évolution de la parenté à travers le prisme de la génétique. Il parle de la "génétisation" de la parenté comme une vision libérale et pragmatique de la parenté, à l'inverse de celle, conservatrice et organique, qui caractérisait jusqu'alors la référence à la nature. Il met ainsi en rapport "parenté, biotechnologie et bioéconomie à travers le commerce des gamètes (banques de sperme) et des tests génétiques, le développement du conseil génétique et la façon dont le droit se positionne face à cette poussée de l'expertise biogénétique". Ce faisant, il s'interroge : "le génome serait-il en train de devenir un bien marchand ? Dans quelle mesure cela transforme-t-il la manière de se représenter la parenté ?"