Cet article analyse l'évolution des pratiques alimentaires des français, qui restent différenciées socialement, pouvant conduire à de fortes inégalités en termes de santé. Après avoir constaté une baisse du nombre de plats et des temps de préparation, ainsi qu'un décalage des horaires ou encore une croissance des produits transformés, l'article souligne que le rituel des trois repas traditionnels est maintenu et que les espaces cuisine et table, demeurent des espaces essentiels où se construisent les relations familiales. Si l'alimentation est génératrice d'inégalités sociales, les repas restent en France dans tous les milieux une véritable institution sociale.
Protection sociale - Santé - Bioéthique
Système de santé et politiques publiques