Dans le cadre de l'assouplissement de l'accès à l'assistance médicale à la procréation, l'auteur analyse le décret n°2015-1281 du 13 octobre 2015 et l'arrêté du 24 décembre 2015 qui fixent les règles de bonnes pratiques de l'élargissement du cercle des donneurs aux femmes et hommes, majeurs, n'ayant pas encore procréé. Afin d'inciter les femmes nullipares au don d'ovocytes, qui reste un geste médical, contraignant et risqué, le législateur autorise les candidats a organiser l'autoconservation de leurs propres gamètes, qu'ils pourront utiliser plus tard à des fins personnelles pour un projet procréatif. L'auteur salue avec prudence ces avancées et s'interroge sur la pertinence à favoriser des conservations en masse, sur les risques médicaux encourus par les femmes, ainsi que sur les conséquences pour la société du recul de l'âge de la première grossesse.
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