Le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH) publie une étude concernant l'état des pratiques et les conséquences de l'assistance médicale à la procréation (AMP) en France. La méthode la plus utilisée reste la fécondation in vitro (FIV) avec micro-injection (ICSI). Sur l'ensemble des couples ayant eu recours à une FIV entre 2000 et 2002, 41% auraient réussi à avoir un enfant par ce moyen. Parallèlement à ce constat, l'étude pointe une hausse du tourisme procréatique notamment pour les personnes ne pouvant avoir recours à l'AMP en France. Ensuite, un état des lieux des incidents résultant de l'AMP note un risque "modéré" de prématurité, mais constate une hausse des malformations congénitales. Enfin, les répercussions de ces techniques sur la santé de l'enfant né d'une AMP sont prises en compte. Si en grandissant, ces enfants ne semblent pas présenter de problèmes médicaux particuliers, un suivi est nécessaire pour avoir une idée précise de leur développement à l'âge adulte, et notamment de leur fertilité.
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