Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a rendu public un avis dans lequel il se prononce pour le transfert d'embryon post mortem sous certaines conditions et s'oppose à l'insémination post mortem. Cet avis vient conforter le vote en première lecture des parlementaires le 15 février 2011. Le CCNE a fait remarquer le "dilemme éthique" entre le fait de faire naître délibérément un enfant orphelin de père et la souffrance d'une femme voulant poursuivre le "projet parental" commencé avec son conjoint. Dans ce dernier cas, le Comité a estimé que l'enfant à naître a déjà une forme d'existence procédant des deux membres du couple de leur vivant. En revanche, dans le cas d'une fécondation in vitro post mortem, l'enfant aura été conçu à un moment où son père était déjà mort. Le CCNE a donc jugé opportun de maintenir l'interdiction de l'insémination post mortem du fait de la "non présence d'un embryon" qui concrétiserait le "projet parental".
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