Au travers d'une enquête auprès d'une trentaine de jeunes issus de l'immigration maghrébine, mais aussi avec l'éclairage des analyses de sociologues et d'historiens, les auteurs ont voulu comprendre les raisons du "mal-être arabe", en France ou encore en Belgique.Ces jeunes expriment leur désarroi face à une société qui devrait les considérer comme citoyens français à part entière mais les rejette. L'une des explications à ce problème se trouvant dans le passé colonial de la France. De plus, les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ont dégradé davantage la situation. Les auteurs estiment en outre que le débat sur la laïcité et le port de signes religieux à l'Ecole fut un faux débat, masquant la réalité de "la tragédie sociale" vécue par "des centaines de milliers de fils et filles d'immigrés victimes - du logement à l'école, et du travail aux loisirs - de discriminations de toutes sortes et confrontés quotidiennement au racisme, y compris de la part des institutions de l'Etat".En postface, Leïla Shahid, représentante de la Palestine en France, apporte son témoignage. Elle observe lors des débats et réunions auxquelles elle assiste que les jeunes des banlieues ont été abandonnés par les politiques.