Le 14 novembre 2002, la commission présidée par Blandine Kriegel a rendu son rapport au ministre de la Culture et de la Communication, Jean-Jacques Aillagon. Procédant à une évaluation des effets sociologiques, psychologiques, esthétiques de l'inflation de la violence à la télévision, la commission met en avant l'impact direct de la diffusion de spectacles violents sur le comportement des jeunes et préconise une série de recommandations. La principale recommandation est l'interdiction absolue de diffusion des programmes violents ou pornographiques dans des tranches horaires regardées par les enfants (système de double cryptage ou de paiement à la séance ; détachement des abonnements aux spectacles ou aux chaînes pornographiques des autres bouquets proposés). Le rapport demande aux chaînes de faire connaître publiquement leur charte déontologique, de calquer leur signalétique anti-violence sur celle de la future commission de classification et de se doter de comités de contact permettant des échanges avec les associations, les familles, et les auteurs. Le rapport mise sur la responsabilité de l'Etat, des réalisateurs, des parents, des diffuseurs et des éducateurs, pour veiller à la proctection de l'enfance et l'adolescence, des représentations violentes ou agressives.