Cet ouvrage tente de rendre compte de l'émergence d'une entité médicale nouvelle centrée sur la mort, témoignant d'un changement significatif de l'intérêt porté à la fin de vie par la médecine. La description des pratiques et des expériences individuelles et collectives propres aux soins palliatifs permet de cerner les modifications du travail médical. L'auteur montre comment cette médecine palliative accorde une place significative à la subjectivité et aux émotions des malades. Cet ouvrage constitue une des premières enquêtes sociologiques sur le sujet et s'appuie sur le témoignage des médecins et soignants, mais aussi sur l'observation ethnographique des lieux de fin de vie et des pratiques de soins.