Résultat de deux années d'observation d'élèves du CM2 à la 6e en ZEP (Zone d'Education Prioritaire) par l'auteur, sociologue, cet ouvrage retrace les mécanismes de l'échec scolaire qui mènent les élèves vers le rejet des apprentissages scolaires puis de l'école tout entière.
Les déterminants sociaux de la sanction et leur interprétation
Les auteurs ont voulu étudier "l'influence des variables socio-scolaires (origine sociale, genre, âge, niveau scolaire, type d'établissement, origine ethnique, comportement en classe) sur la probabilité pour les élèves d'être sanctionnés".
A partir d'études menées dans des écoles maternelles et élémentaires, l'auteur observe de quelle manière les enfants s'approprient l'espace de vie qu'est la cour de récréation, lieu d'autonomie, de "transmission d'une culture enfantine" et d'apprentissage social.
L'auteure, sociologue, a étudié le processus de déscolarisation avant la fin de la scolarité obligatoire chez les élèves "ordinaires", "dont les résultats scolaires étaient faibles, moyens ou plutôt bons".
A l'heure où l'on parle surtout d'incivilités et de violences scolaires, le sociologue Pierre Merle préfère aborder la violence subie par les élèves.Recueillant leurs témoignages, l'auteur analyse les sentiments d'humiliation et d'injustice éprouvés par les élèves et leur lien avec l'échec scolaire.
Vingt ans plus tard, Hervé Hamon a choisi de "réécrire" l'état des lieux de l'enseignement secondaire qu'il avait brossé avec son complice de l'époque Patrick Rotman.