Résultat de deux années d'observation d'élèves du CM2 à la 6e en ZEP (Zone d'Education Prioritaire) par l'auteur, sociologue, cet ouvrage retrace les mécanismes de l'échec scolaire qui mènent les élèves vers le rejet des apprentissages scolaires puis de l'école tout entière.
Les déterminants sociaux de la sanction et leur interprétation
Les auteurs ont voulu étudier "l'influence des variables socio-scolaires (origine sociale, genre, âge, niveau scolaire, type d'établissement, origine ethnique, comportement en classe) sur la probabilité pour les élèves d'être sanctionnés".
A partir d'études menées dans des écoles maternelles et élémentaires, l'auteur observe de quelle manière les enfants s'approprient l'espace de vie qu'est la cour de récréation, lieu d'autonomie, de "transmission d'une culture enfantine" et d'apprentissage social.
L'auteure, sociologue, a étudié le processus de déscolarisation avant la fin de la scolarité obligatoire chez les élèves "ordinaires", "dont les résultats scolaires étaient faibles, moyens ou plutôt bons".
Pour faire face à l'abandon scolaire, Francis Imbert, qui travaille à la formation initiale et continue des enseignants, propose à ceux-ci des pistes et des conseils pour faire retrouver le goût du travail et la soif d'apprendre aux élèves ainsi que le respect de soi et des autres.
Le film présente trois établissements, deux en Seine-Saint-Denis et un au sud de Lyon, ayant surmonté des difficultés d'absentéisme, d'échec scolaire, de violence, grâce à une équipe pédagogique soudée et un projet de partenariat avec les parents.Le deuxième documentaire est un entretien avec Philippe Meirieu, sociologue, directeur de l'IUFM de Lyon, qui remet en perspective les relations parents-école et la place de l'école de la République vis-à-vis de la famille.Un troisième documentaire filme le point de vue des parents sur l'évolution des relations entre les parents et les enseignants, les impressions des parents sur l'école et leurs attentes.Un quatrième film relate quelques initiatives innovantes pour renouer le dialogue avec les parents : la création d'un bureau des parents dans un collège de Sarcelles, le travail des REAAP (Réseau d'écoute, d'appui et d'accompagnement des parents).
A l'heure où l'on parle surtout d'incivilités et de violences scolaires, le sociologue Pierre Merle préfère aborder la violence subie par les élèves.Recueillant leurs témoignages, l'auteur analyse les sentiments d'humiliation et d'injustice éprouvés par les élèves et leur lien avec l'échec scolaire.