Pour ce deuxième article sur l'oubli, les rédacteurs ont choisi de donner la parole aux acteurs qui tentent d'éclairer la situation juridique des "enfants oubliés" : présidente d'association, juge pour enfants, responsables de services sociaux, représentants de familles d'accueil.
L'appartenance à un même collège, un même quartier ou encore à une même "culture" ne produit pas forcément des individus et des comportements identiques.S'appuyant sur des enquêtes menées avec les travailleurs sociaux d'établissements scolaires, le sociologue Dominique Verba établit tout d'abord les typologies des parents selon leurs relations avec l'école : fuyants ou désabusés pour les parents éloignés de l'institution scolaire, coopérants ou critiques pour les parents "impliqués".Il remarque que les parents, loin d'être "démissionnaires" de leur fonction éducative, sont inévitablement jugés responsables de l'échec scolaire de leurs enfants par les enseignants et certains politiques.
A l'heure où l'on parle surtout d'incivilités et de violences scolaires, le sociologue Pierre Merle préfère aborder la violence subie par les élèves.Recueillant leurs témoignages, l'auteur analyse les sentiments d'humiliation et d'injustice éprouvés par les élèves et leur lien avec l'échec scolaire.
L'éducation familiale est "l'action d'élever ou d'éduquer un ou des enfants, mise en oeuvre le plus souvent dans les groupes familiaux par des adultes, parents des enfants concernés".
L'auteur montre ici dans quelle mesure la famille peut être mise à l'écart au moment du décès de l'un de ses membres ou de son inaptitude, avec la mise en oeuvre du "mandat de protection future" et du "mandat à effet posthume" introduits par la réforme des successions et libéralités.