Rapport remis à Madame la Ministre déléguée à la famille, à l'enfance et aux personnes handicapées : décembre 2001
Le rapport commandité à Mme Vergez, présidente du tribunal pour enfants de Créteil en 2001 vise à dresser un état des lieux du parrainage, à repérer l'existant et les pratiques et à formuler des propositions pour permettre le développement de formules innovantes et mettre en place un cadre adapté.Le parrainage s'inscrit dans une histoire culturelle et une longue pratique de solidarité informelle avant une reconnaissance officielle dans les années 1970.
"Deux méthodes (comparaison de budgets-types et échelles d'équivalence) permettent d'appréhender le coût de l'enfant à partir, non du budget disponible, mais des besoins à satisfaire." C'est toute l'originalité des budgets-types de l'UNAF dont Jean-Louis Dubelloy retrace l'historique avant d'en détailler l'approche spécifique : leurs résultats en unités monétaires qui permettent des applications réelles pour évaluer le coût d'un enfant selon des âges différents.
"La politique des âges doit favoriser autant que possible la "production" d'adultes autonomes et responsables, puis "protéger" cette autonomie et cette responsabilité tout au long de la vie, sans que l'assistance ne la mette en péril.
L'appartenance à un même collège, un même quartier ou encore à une même "culture" ne produit pas forcément des individus et des comportements identiques.S'appuyant sur des enquêtes menées avec les travailleurs sociaux d'établissements scolaires, le sociologue Dominique Verba établit tout d'abord les typologies des parents selon leurs relations avec l'école : fuyants ou désabusés pour les parents éloignés de l'institution scolaire, coopérants ou critiques pour les parents "impliqués".Il remarque que les parents, loin d'être "démissionnaires" de leur fonction éducative, sont inévitablement jugés responsables de l'échec scolaire de leurs enfants par les enseignants et certains politiques.