L'article 12 de la Convention internationale des droits de l'enfant reconnaît l'enfant comme sujet de droits, capable de se forger sa propre opinion, et prévoit qu'il ne doit pas subir les décisions le concernant sans avoir été entendu. Pourtant, en dépit de certaines avancées, il existe encore de nombreux freins qui entravent le droit de l'enfant à être entendu. Les adultes, les professionnels oeuvrant dans le champ de l'enfance et de la jeunesse, les parents n'ont pas encore suffisamment conscience de l'importance et de la nécessité de la prise en compte de la parole de l'enfant. Il convient non seulement d'accepter que l'enfant soit capable de s'exprimer sur tout sujet ayant une incidence sur sa vie, mais aussi de favoriser ses compétences oratoires pour qu'il soit mieux compris et donc mieux entendu. En matière de droit, le règlement Bruxelles II permet à l'enfant d'être écouté et que son opinion soit prise en compte. L'audition à l'amiable de l'enfant est un dispositif spécifiquement pensé pour offrir à l'enfant la possibilité d'être entendu. Il est temps d'écouter activement et attentivement la parole de l'enfant, qu'elle soit individuelle ou collective.
Droit de la Famille - Protection de l'enfance
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