Le rapport de la Cour des Comptes rappelle que même si l'état financier de la Sécurité sociale s'améliore, le déficit perdure depuis 2002 et que cela est dû à la progression des dépenses. Concernant l'accès aux soins, la Cour des comptes juge inefficace la lutte contre les dépassements d'honoraires. Elle prend acte de la réorientation de la politique familiale entre 2012 et 2015, au profit des plus modestes et des familles monoparentales.La Cour juge plutôt favorablement cette évolution et estime nécessaire de poursuivre les réformes, tout en soulignant le niveau très élevé des ponctions réalisées aux dépens de certaines familles. Elle souligne que des disparités demeurent, en particulier dans le mode de garde des enfants de moins de 3 ans selon les revenus. Elle note que d'autres pays européens obtiennent de meilleurs résultats sur la réduction de la pauvreté ou la conciliation vie familiale-vie professionnelle.La Cour des comptes suggère "des ajustements ciblés" tels qu'une majoration de la prime d'activité pour les parents de jeunes enfants ou une majoration de la prime à la naissance, ou des "réformes de plus grande ampleur" telles que l'attribution des allocations familiales dès le premier enfant, ou un développement des structures d'accueil de jeunes enfants "portant le taux de garde au niveau suédois".