"Il existe un contraste saisissant entre l'importance persistante, voire croissante, des grands-parents aux niveaux démographique, sociologique, économique ou encore affectif, et la diminution et la fragilisation de leurs droits personnels et patrimoniaux dans les législations et jurisprudences récentes, essentiellement depuis le début du XXIe siècle. L'évolution des droits des grands-parents s'apparente à un déclin, car très rares sont aujourd'hui ceux qui demeurent autonomes (c'est-à-dire accordés dans l'intérêt même des grands-parents et non d'autres membres de la famille, en particulier de l'enfant) et exclusifs (c'est-à-dire qui ne sont reconnus à aucune autre personne, membre de la famille ou non)."Intervention au colloque du Sénat sur "Le renouveau des grands-parents" en juin 2015.