L'auteur, directrice de recherche au CNRS en psychologie de l'enfant, montre que notre vie, en particulier celle des enfants, est désormais sous l'influence de la télévision et attribue à un média devant lequel les enfants passent plus de trois heures par jour une part de responsabilité dans l'apparition de nouveaux actes impulsifs et violents. L'école a capitulé devant le phénomène et n'est plus en mesure d'assurer la fonction de transmettre. La porosité de l'école aux influences des manipulateurs professionnels la rend inapte à instruire et à protéger les enfants. Du côté des adultes, l'auteur constate que les techniques de communication télévisuelles, semblables à celles de la publicité, font obstacle à la formation de l'opinion ou du jugement. Cet ouvrage tente de faire prendre conscience d'un problème extrêmement préoccupant pour le présent comme pour l'avenir de notre société.