"L'article évalue les aides apportées par le système socio-fiscal aux jeunes âgés de 18 à 24 ans, en distinguant les prestations dont ils bénéficient en leur nom des transferts qui transitent par leurs parents via des majorations de prestations sociales ou des économies d'impôt. Les auteurs estiment que près de 50 % des aides à destination des 18-24 ans transitent par leurs parents. Ces transferts indirects, qui confirment la logique familialiste de l'aide aux jeunes en France, sont plus importants dans les déciles supérieurs que dans les déciles intermédiaires, ce qui peut poser des problèmes d'équité. Pour évaluer leurs propriétés redistributives, ils testent l'impact d'un redéploiement de ces aides indirectes sous la forme d'une allocation individualisée directement versée aux jeunes adultes. Dans les deux scénarios envisagés, un tel redéploiement réduirait le risque de pauvreté moyen et l'hétérogénéité des niveaux de vie des jeunes, mais pénaliserait certains jeunes en cours d'études appartenant à des familles modestes."
Economie - Consommation
Budget des ménages