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Le projet de loi justice "prévoit de donner aux mandataires judiciaires à la protection des majeurs certaines compétences du juge des tutelles. Un transfert de compétences que les intéressés estiment préjudiciable pour les personnes protégées, d'autant qu'il se ferait à moyens constants alors que les mandataires sont déjà au bord du 'burn-out'." Agnès Brousse, coordonnatrice du pôle 'évaluation, développement des activités, protection et droits des personnes' de l'Union nationale des associations familiales (UNAF), s'inquiète ainsi de ce désengagement de l'Etat et de l'extension de la responsabilité des mandataires qui "n'aspirent pas à avoir les pleins pouvoirs", en particulier sur le contrôle des comptes de gestion. Elle insiste sur une meilleure reconnaissance des mandataires par un véritable statut professionnel. Enfin, à propos de la mise en oeuvre d'une mesure judiciaire unique, Agnès Brousse souligne l'importance des moyens nécessaires à une personnalisation des mesures de protection ; moyens qui en réalité rétrécissent.L'article est complété par un entretien avec Ange Finistrosa, président de la FNAT, qui rappelle que "le juge est le garant des libertés et doit être au coeur de toutes les décisions de protection" ; ainsi que la possible disparition du préposé d'établissement dans les EMS publics qui hébergent des personnes âgées ou handicapées.

Informations

Auteur(s) : GRARADJI, Nadia
Périodique : Actualités sociales hebdomadaires
Date de publication : 2018