Dans son avis N°121, le CCNE accepte dans certains cas la sédation profonde jusqu'au décès, mais refuse d'aller jusqu'à la légalisation de l'euthanasie. Il formule en revanche des préconisations pour améliorer la prise en charge des malades et émet plusieurs recommandations notamment :- la nécessité de faire cesser toutes les situations d'indignité qui entourent encore trop souvent la fin de vie ;- la nécessité de rendre accessible à tous le droit aux soins palliatifs et de développer l'accès aux soins palliatifs à domicile ;- le respect des directives anticipées ;- le respect du droit de la personne en fin de vie à une sédation profonde jusqu'au décès si elle en fait la demande, lorsque les traitements, voire l'alimentation et l'hydratation ont été interrompus à sa demande.La majorité des membres du Comité expriment des réserves majeures et recommandent de ne pas modifier la loi actuelle, estimant qu'elle opère une distinction essentielle et utile entre "laisser mourir" et "faire mourir".Le CCNE, dans son ensemble, considère que la réflexion sur le sujet de la fin de la vie n'est pas close et qu'elle doit se poursuivre sous la forme d'un débat public.
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Bioéthique