Le temps libre est aujourd'hui le temps de vie le plus long. Mais la fin du travail n'aura pas lieu. Le loisir ne prend pas la place d'un travail rendu quasi volatile par la société technologique. C'est la durée et la démocratisation de ce loisir en revanche qui ont fondamentalement changé jusqu'à lui donner une importance majeure, dénommée la force de loisir. L'auteur explore les différentes activités que le développement de la force de loisir a suscitées : l'esthétique rock, la médiatisation des rituels du rire, le déclin du tiercé. Toutes ces analyses mettent en lumière la reconstitution du lien social qu'opèrent les pratiques du loisir. A une époque où la religion, la famille, le travail, l'action publique ou syndicale, ne contribuent plus à maintenir la cohésion collective, c'est le loisir qui devient le principal champs d'activités où s'expérimente le sentiment d'être ensemble.